Jordan Grosse Cruciani, PrĂ©sident des Jeunes CNIP, Ă©tait l’invitĂ© de Vosges TV. Retrouvez son interview, notamment sur les questions europĂ©ennes :
Jordan Grosse Cruciani, PrĂ©sident des Jeunes CNIP, Ă©tait l’invitĂ© de Vosges TV. Retrouvez son interview, notamment sur les questions europĂ©ennes :
Le ComitĂ© Directeur du CNIP s’est tenu ce samedi 2 juin Ă Paris. Il avait notamment pour objet d’Ă©voquer le positionnement du CNIP au sein de la Droite.
Au cours de cette réunion, les membres du Comité Directeur ont agréé la nomination de nouvelles personnalités.
4ème Vice-PrĂ©sident sans dĂ©lĂ©gation : Olivier BETTATI, conseiller rĂ©gional PACA, conseiller mĂ©tropolitain Nice CĂ´te d’Azur, conseiller municipal de la Ville de Nice.
Président des Jeunes CNIP : Jordan Grosse-Cruciani, Conseiller régional Grand-Est
Commission relative à la ruralité ; Président : Dominique Thomas, Conseiller Municipal de Thaon-les-Vosges
Commission relative à la protection animale ; M Jordan Grosse-Cruciani, Conseiller régional Grand Est
Commission relative aux transports ; M Thierry Gourlot, conseiller régional Grand est
Commission Instruction Publique : Président : Monsieur Marc OLLIVIER
Commission Sûreté Intérieure: Président : Philippe de VEULLE
Délégué Région NORMANDIE : Monsieur Franck BULEUX-DEROEUX :
Délégué Meuse : Corinne Kaufmann, conseiller régional du Grand-Est ;
Délégué Haute-Marne : Fabienne Cudel, conseiller régional du Grand-Est ;
Délégué Moselle : Thierry Gourlot, conseiller régional du Grand-Est ;
Délégué Vosges : Dominique Thomas, Conseiller Municipal de Thaon-les-Vosges
Délégué Somme : Olivier Bondois.
Délégué Haut Rhin : Catherine Dahmane
Outre le Président des jeunes CNIP, membre de droit du bureau politique, le comité directeur a agréé la nomination de deux personnalités au sein du Bureau Politique :
Représentant Grand-Est : Thierry Gourlot, conseiller régional du Grand-Est ;
ReprĂ©sentant Nord/Pas de Calais : FrĂ©dĂ©ric CADET, adjoint au maire d’Etaples sur Mer
Sur proposition de M Bruno NORTH Président du CNIP, M Olivier Bettati a été élu quatrième vice-président du CNIP par le comité directeur du CNIP réuni ce 2 juin dernier.
M Olivier Bettati est conseiller rĂ©gional PACA, conseiller mĂ©tropolitain Nice CĂ´te d’Azur, conseiller municipal de la Ville de Nice.
Monsieur HervĂ© LucbĂ©reilh, Maire d’Oloron Sainte Marie, M François Lebel, ancien maire du VIIIème arrondissement de Paris, M Jean-Nicolas Boullenois, prĂ©sident du Mouvement des LibĂ©rĂ©s et M Olivier Bettati constitueront les quatre vices-prĂ©sidents du CNIP
1ère « Rencontre Européenne du Plan B des Amoureux de la France » ce lundi 28 mai à partir de 12h00, avec la participation de Riszard Legutko, Président du Groupe ECR au Parlement Européen.
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Les Amoureux de la France : rendez-vous Ă Pont Ă Mousson, jeudi 26 avril Ă 19h.
FIGAROVOX/CHRONIQUE – Pour Gilles-William Goldnadel, l’agitation qui règne dans certaines universitĂ©s est une tentative ratĂ©e de rejouer mai 68. L’avocat y voit davantage le triomphe de la sottise que des intĂ©rĂŞts populaires, dont les Ă©tudiants n’ont plus le souci depuis longtemps.
Certains semblant espérer un nouveau mai 68 en 2018, je souhaiterais par ces quelques lignes apaiser un peu leurs ardeurs.
Car si un demi-siècle sĂ©pare les deux moments, tout distingue les Ă©tudiants et spectateurs d’hier et d’aujourd’hui.
En revanche, ce qui n’a guère changĂ©, c’est sans doute la complaisance du regard mĂ©diatique pour la sottise discursive et la violence des mĂ©thodes de ceux qui prĂ©tendent incarner le mouvement Ă©tudiant.
La sottise pour commencer, et l’ignorance pour continuer.
La revendication de certains Ă©tudiants hostiles Ă toute sĂ©lection d’obtenir au moins 10 de moyenne Ă leur examen (quand ce n’est pas 15 dans certaines facultĂ©s… «pour permettre aux Ă©tudiants de poursuivre le combat») ainsi que leur orthographe aurait dĂ» dĂ©clencher un fou rire gĂ©nĂ©ral.
Il n’en a rien Ă©tĂ© et la plupart des journaux ont repris sans Ă©tat d’âme cette revendication paresseuse du droit Ă la mĂ©diocritĂ© comme s’il s’agissait d’une dolĂ©ance professionnelle normale et respectable.
S’agissant du mĂ©susage de l’orthographe, je ne saurais trop recommander Ă mon lecteur rieur la visite du site de l’UNEF.
Le Canard EnchaĂ®nĂ© qui a l’esprit blagueur s’est amusĂ© Ă reproduire, entre autres perles de cancres:«des filières avec des qualitĂ©s ou prĂ©requis dont elles pensent disposer actuellement et tend Ă l’heure portĂ©e» (sic authentique).
On sent bien que 50 ans d’Ă©ducation par l’Ă©cole syndicalisĂ©e sont passĂ©s par lĂ .
Enfin et surtout, l’utilisation de la violence n’est relatĂ©e par les grands mĂ©dias que de manière curieusement sĂ©lective et sans esprit critique.
C’est ainsi que l’attention mĂ©diatique, mais aussi judiciaire, s’est portĂ©e essentiellement sur les Ă©vĂ©nements de Montpellier qui ont vu un commando cagoulĂ© s’en prendre violemment Ă des grĂ©vistes bloquant sans droit les locaux universitaires. Le doyen PĂ©tel, ordinairement très policĂ©, a fait l’objet d’une mise en examen.
Au passage, et sans vouloir aucunement cautionner la violence exaspĂ©rĂ©e, nul ne m’empĂŞchera de plaider les circonstances attĂ©nuantes, lorsqu’un État dĂ©missionnaire ferme les yeux et qu’une justice administrative, comme cela a Ă©tĂ© le cas samedi Ă Paris, a considĂ©rĂ© que la demande d’Ă©vacuation dĂ©posĂ©e par l’UNI n’Ă©tait pas justifiĂ©e par l’urgence…
En revanche, les très nombreux actes de violence et de tabassages commis par une minoritĂ© d’activistes d’extrĂŞme gauche ou tout simplement de voyous de banlieue dont on ignore le lien avec les facultĂ©s sont minorĂ©s ou passĂ©s sous silence. Seuls Le Figaro, et Le Parisien en surface, et la fâcheuse sphère de manière souterraine, les relatent sans dĂ©tours.
C’est ainsi, par exemple, qu’Ă l’universitĂ© Tolbiac de Paris I, des Ă©tudiants non-grĂ©vistes ont Ă©tĂ© passĂ©s Ă tabac pour avoir eu le front, aussitĂ´t dĂ©noncĂ© comme national, de vouloir distribuer des tracts.
Toujours dans cette universitĂ©, le local de l’UEJF (Union des Étudiants Juifs de France) a Ă©tĂ© mis Ă sac. Les activistes ont expliquĂ© leur geste par des peintures murales antisionistes parfaitement explicites.
Triste ironie, il s’agit d’une organisation qui, s’agissant au moins de sa direction, est liĂ©e historiquement au Parti socialiste et Ă SOS-Racisme et a toujours eu pour politique de distinguer l’extrĂŞme droite et ses mĂ©faits antisĂ©mites de l’extrĂŞme gauche et des islamistes mieux traitĂ©s. Elle ne semble pas avoir Ă©tĂ© particulièrement crĂ©ditĂ©e de ses efforts idĂ©ologiques.
Ă€ l’universitĂ© de Paris VIII, la violence est endĂ©mique depuis plusieurs semaines. DĂ©jĂ Le Figaro avait dĂ©crit les agissements violents d’un «collectif d’extrĂŞme gauche» qui a installĂ© dans les locaux universitaires, avec l’assentiment implicite de la direction, des migrants illĂ©gaux et fait rĂ©gner la peur parmi les Ă©tudiants.
Le journaliste avait reproduit certains slogans révélateurs des nouvelles inclinations de nos nouveaux «étudiants» occupants:
«Mort aux blancs», «France = Pédé», «femmes, voilez-vous!», ou encore: «beau comme une voiture de police qui brûle».
Plus rĂ©cemment, et toujours Ă Paris VIII, la violence de la minoritĂ© d’extrĂŞme gauche a enfin Ă©tĂ© dĂ©noncĂ©e au plus haut niveau politique par le premier ministre Édouard Philippe (sur France Inter le 5 avril) qui s’est notamment Ă©mu de ce slogan toujours inscrit sur les murs d’un amphithéâtre quelques jours après l’assassinat d’Arnaud Beltrame, et dans la mĂŞme veine spirituelle que le prĂ©cĂ©dent:«frappez vite, frappez fort, un bon flic est un flic mort!».
On est loin ici des slogans fleuris du mois du muguet 68.
Retour Ă l’universitĂ© de Montpellier, après la tentative violente d’expulsion du commando anti-grĂ©vistes. Un article du Figaro du 6 avril indique que «200 bloqueurs ont pris le pouvoir». Le prĂ©sident d’universitĂ© est impuissant. La situation serait burlesque si elle n’Ă©tait pas pathĂ©tique: «Il est suivi dans ses faits et gestes par le ComitĂ© de mobilisation composĂ© de quelque 200 bloqueurs, dans une facultĂ© qui compte 20.000 Ă©tudiants. Impossible d’organiser des rĂ©unions, sinon secrètes: “Les bloqueurs ont dĂ©crĂ©tĂ© que toute parole, rĂ©union, devaient ĂŞtre entendues par les Ă©tudiants. Nous sommes attachĂ©s Ă la libertĂ© d’expression gĂ©nĂ©rale, mais Ă©galement Ă la nĂ´tre!”, lance un membre de la direction, qui dĂ©crit une “loi totalitaire”. Des montagnes de chaises et de tables interdisent l’accès au bâtiment. “Nous n’avons pas accès au bureau. Quand nous faisons venir nos Ă©tudiants pour signer des conventions de stages, c’est sous le regard inquisiteur des bloqueurs”.»
Un professeur dĂ©clare: «Les Ă©tudiants et les enseignants veulent travailler, mais ils ont peur d’ĂŞtre agressĂ©s physiquement».
Question: qui sont ces bloqueurs prĂŞts Ă en dĂ©coudre? RĂ©ponse: quelques Ă©tudiants lambda et beaucoup d’activistes d’extrĂŞme gauche, tendance France insoumise ainsi que des syndicalistes de Solidaires…
Alors que l’extrĂŞme gauche a manifestement les pieds partout, la main invisible de l’extrĂŞme droite est toujours agitĂ©e fantasmatiquement. C’est ainsi que Paul Allies, ancien doyen de la facultĂ© de droit de Montpellier, a cru devoir publier sur Mediapart une tribune titrĂ©e avec nuance: «fascisme chic Ă la fac de droit».
Dans l’article du Figaro prĂ©citĂ©, un Ă©lu du syndicat Solidaires Ă©tudiant ne craint pas d’Ă©voquer «une attaque menĂ©e par une milice fasciste» en citant tout Ă la fois l’UNI, un syndicat de droite installĂ©, et la Cocarde, qui n’est pas une ligue patriotique agissant depuis 1934 mais une association gaulliste souverainiste créée en 2015…
Le pire est Ă venir, le vocabulaire militant utilisĂ© par les Ă©tudiants gauchisants est souvent repris sans barguigner par la presse suiviste. C’est ainsi que tout Ă©tudiant exaspĂ©rĂ© par le blocage ou les syndicats anti-grĂ©vistes, comme rĂ©cemment Ă Dijon, sera cavalièrement Ă©tiquetĂ© «d’extrĂŞme droite», par une certaine presse très Ă cheval sur l’Ă©tiquette…
Comme si, comme toujours, chez certains petits esprits formatĂ©s depuis 50 ans, celui qui s’oppose extrĂŞmement Ă l’extrĂŞme gauche… ne pouvait ĂŞtre que d’extrĂŞme droite.
Ceci posĂ©, il semblerait que la complaisance pour les activistes d’extrĂŞme gauche enragĂ©s habite davantage la presse conforme que le public dĂ©sormais vaccinĂ©.
Car le prestige de l’Ă©tudiant contestataire n’est plus ce qu’il Ă©tait.
Jadis, M. Toulemonde envisageait respectueusement l’Ă©tudiant comme un ĂŞtre cultivĂ©. Aujourd’hui, il pense que tout le monde est plus lettrĂ© que lui.
Il y a 50 ans, la vulgate marxiste, le jargon trotskiste, l’expĂ©rience maoĂŻste serinĂ©es doctement par les Ă©tudiants pouvaient encore impressionner le chaland. La cause du peuple est aujourd’hui dans le meilleur des cas une cause de fou rire pour les Ă©tudiants, ou parfois mĂŞme de folle colère.
Le public comprend au moins confusĂ©ment que l’Ă©tudiant violemment contestataire d’aujourd’hui est devenu mĂ©chant.
Les slogans crus du jour sont autrement moins poĂ©tiques que ceux d’hier au soir.
Fini, le stupide mais nĂ©anmoins bien intentionnĂ©: «Nous sommes tous des juifs allemands!». Au philosĂ©mitisme obsessionnel de pacotille a succĂ©dĂ© dĂ©sormais l’antisĂ©mitisme des quartiers et le racisme anti-blanc.
On est bien loin de l’UNEF soixante-huitarde d’un Jacques Sauvageot.
En revanche, on l’a vu, l’immonde «CRS SS» a trouvĂ© des preneurs encore plus violemment vindicatifs.
Le prestige actuel des syndicats Ă©tudiants n’est pas plus reluisant.
On est bien loin de l’UNEF soixante-huitarde d’un Jacques Sauvageot.
L’UNEF attardĂ©e version 2018 n’impressionne mĂŞme plus les journaux conformistes thĂ©oriquement les mieux disposĂ©s.
Exigences des temps nouveaux de la radicalitĂ©: l’organisation estudiantine tolère dĂ©sormais des camps racisĂ©s façon Indigènes de la rĂ©publique, interdits aux blancs.
Durant des annĂ©es, et notamment sous l’empire de sa secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale Caroline de Haas, thĂ©oriquement intraitable en la matière, de nombreux viols et agressions exercĂ©s par les cadres sur les militantes ont Ă©tĂ© passĂ©s sous silence.
C’est bien parce que les soi-disant Ă©tudiants bloquants pressentent qu’ils n’impressionnent guère par leur talent qu’ils en deviennent violents.
Leur enfer d’ignorance et d’intolĂ©rance est pavĂ© de mauvaises intentions.
Gilles-William Goldnadel
Secrétaire National du CNIP à la Justice
Il est temps. Il est temps de tracer un nouveau chemin, d’en finir avec des années de terreur intellectuelle qui interdisait toute pensée non conforme au catéchisme de la gauche « morale ». Il est temps de fonder une grande alliance de droite, parce qu’il est temps de donner enfin la victoire au peuple, à notre peuple. Il est temps d’être lucide : en 2018, les droites françaises ne peuvent plus continuer à jouer leur partition en solo et à refuser toute alliance. Ni les Républicains, délestés de leurs alliés centristes, ni le Front national toujours cornerisé, ni non plus les partis euro-critiques ne pourront l’emporter seuls. Et pourtant, ils restent désunis alors que beaucoup de choses les rapprochent sur l’essentiel. Il est temps de faire passer le pays avant les partis.
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Travailler et se rassembler autour de l’essentiel
 Il est temps de dire les choses sans détours : notre pays ne peut plus se payer le luxe d’affrontements politiciens stériles. Ceux-ci ne peuvent que nourrir l’indifférence voire l’hostilité des Français à l’endroit des « politiciens » quels qu’ils soient. Si les hommes et les femmes de droite n’en prennent pas conscience, la France sera condamnée à être dirigée par Emmanuel Macron ou un de ses semblables pour de longues années encore…
Il est temps de regarder la réalité : la droite est majoritaire dans les profondeurs de notre nation mais minoritaire lors des rendez-vous électoraux. Pourquoi ? Parce qu’elle est artificiellement divisée en partis alors que ses électeurs partagent largement des idées essentielles :
– la dĂ©fense de notre culture, de notre identitĂ© (contre l’immigration de peuplement et le multiculturalisme) et de notre patrimoine hĂ©ritĂ© (contre l’impĂ©rialisme islamique et le constructivisme laĂŻcard) ;
– la restauration de l’autoritĂ© de l’État notamment en matière de sĂ©curitĂ© (en opposition Ă la culture de l’excuse) et de contrĂ´le des frontières (par opposition au mondialisme qui nie la rĂ©alitĂ© des nations) ;
– l’affirmation de la souverainetĂ© conçue comme un moyen et non une fin (contre l’europĂ©isme bĂ©at mais au service d’une Europe enracinĂ©e) et de la puissance de la civilisation europĂ©enne dans le cadre d’une conception rĂ©aliste (et non idĂ©aliste) des relations internationales ;
– la promotion des libertĂ©s, notamment Ă©conomiques, des corps sociaux (contre l’étatisme bureaucratique et fiscaliste) par l’application du principe de subsidiarité ;
– la prĂ©servation d’une conception traditionnelle en matière de bioĂ©thique et de politique familiale (contre le progressisme sociĂ©tal sans limite et le matĂ©rialisme dans les relations humaines) afin de protĂ©ger la dignitĂ© de chaque personne.
C’est sur la base d’une plateforme commune de ce type que la droite doit travailler à son unité.
Remettre la France dans le « sens de l’histoire »
Nous savons bien que ce qui fait l’histoire c’est la volonté des hommes, c’est l’intelligence des hommes, ce sont leurs passions bonnes et parfois mauvaises. Alors que notre famille s’entre-déchirait, le camp d’en face, celui des prétendus « progressistes », a réussi à dévorer tout l’espace, qu’il soit politique, culturel ou médiatique. Nous lui avons tout ou presque abandonné. Au point qu’être de droite, se sentir de droite, penser en homme de droite est devenu une sorte de dissidence, y compris au sein des partis dits de droite. Et, ce, alors que le mouvement des idées s’est inversé : depuis la chute du mur de Berlin, le socialisme est disqualifié et le nouveau contexte politique et géopolitique (mondialisation incontrôlée, perte de repères dans la construction européenne) donne raison aux idées authentiquement de droite.
Mais les temps changent. L’histoire s’accĂ©lère. L’immense peuple de droite, la majoritĂ© silencieuse, n’attend qu’un signe pour se rĂ©veiller ! DĂ©jĂ , dans toute l’Europe, de la Pologne Ă l’Italie, en passant par les pays de l’ancienne Autriche-Hongrie, des coalitions de droite s’organisent, progressent, prennent le pouvoir. Il est temps d’en prendre conscience : nous sommes Ă l’ère des possibles, les murs du politiquement correct se fissurent. Allons-nous demeurer spectateurs ? Non, la France ne peut pas rester au bord du chemin.
            Agir concrètement pour l’unité
Un certain nombre d’entre nous se sont déjà réunis à Angers, le 27 mars dernier, à l’initiative du « Cercle Anjou Conférences », pour débattre, en public, des conditions de réalisation de l’unité de la droite actuellement éparpillée entre différentes organisations qui doivent passer par-dessus leurs habitudes, leurs ambitions et leurs intérêts. Cette réunion en appelle d’autres pour répondre à l’aspiration du peuple de droite : continuer à décloisonner en élargissant encore, sans exclusive d’origine, les participants ; poursuivre les rencontres pour apprendre à se connaître et favoriser les rapprochements locaux et nationaux ; approfondir la réflexion pour favoriser l’émergence d’un programme crédible.
Il est temps, il est plus que temps que les hommes et femmes de droite de bonne volonté fassent un pas les uns vers les autres et trouvent les moyens de faire naître un grand mouvement de droite réunissant des personnes (électeurs, militants, cadres et élus) venant de toutes les actuelles organisations mais réunies par un même amour de la France. La digue bâtie par la gauche « morale » est sur le point d’être submergée. Alors, que chacun prenne ses responsabilités et fasse les compromis nécessaires. Les querelles d’égo et les stratégies partisanes doivent céder devant le bien commun de la France.
Il est temps que naisse une droite du réel, une droite à nouveau connectée avec la vie de notre peuple. Cette France-là , cette France du quotidien, n’a que faire du cirque politique. Cette France du réel veut une droite qui lui corresponde. Elle veut une grande alliance, pragmatique, construite autour de quelques principes fondamentaux. Cette France, il est temps de la mettre au premier plan. Pour cela, aucun doute possible, il est temps que la droite trouve son unité pour gagner et, une fois au pouvoir, tenir parole !
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Liste des premiers signataires :
– Charles BEIGBEDER, entrepreneur, Ă©lu de ParisÂ
– Georges BELMONTE, conseiller municipal de Saint-AndrĂ©-de-Cubzac (Gironde), Pour la France
– VĂ©ronique BESSE, maire des Herbiers, PrĂ©sidente de la communautĂ© de communes du Pays des Herbiers (VendĂ©e), dĂ©putĂ© honoraireÂ
– Arnaud BOBET, conseiller municipal de Saint-AndrĂ©-de-Cubzac (Gironde), Pour la France
– Jacques BOMPARD, maire d’Orange (Vaucluse)
–Â Christine BOUTIN, ancien MinistreÂ
– HervĂ© CLUZEAU, conseiller municipal de GĂ©nĂ©rac (Gironde), Pour la France
– Nicolas DHUICQ, maire de Brienne-le-Château (Aube), dĂ©putĂ© honoraire
–Â Jean-Louis DUMAS, Pour la France
– Jean-Jacques EDARD, maire de Cavignac (Gironde), PrĂ©sident de Pour la France
– Pascal GANNAT, conseiller rĂ©gional (Pays de la Loire)
– Martine HOSTIER, adjointe au maire de CĂ©zac (Gironde), Pour la France
– HervĂ© de LEPINAU, conseiller municipal, conseiller dĂ©partemental (Vaucluse)
– Marie-France LORHO, dĂ©putĂ© (Vaucluse)Â
–Â Thierry MARIANI, ancien MinistreÂ
– Emmanuelle MENARD, dĂ©putĂ© (HĂ©rault) Â
– Robert MENARD, maire de BĂ©ziers (HĂ©rault)
–Â Charles MILLON, ancien MinistreÂ
–Â Dominique MONNET, ancien premier-adjoint de Bourg-sur-Gironde (Gironde), Pour la France
– Bruno NORTH, entrepreneur, PrĂ©sident du CNIPÂ
– Karim OUCHIKH, conseiller municipal, conseiller rĂ©gional (ĂŽle-de-France), PrĂ©sident du SIELÂ
– Jean-Frederic POISSON, dĂ©putĂ© honoraire, maire-adjoint de Rambouillet (Yvelines), PrĂ©sident du PCDÂ
– Christian VANNESTE, dĂ©putĂ© honoraire, PrĂ©sident du RPF et de La droite libreÂ
Les Anglo-saxons sont coutumiers du mensonge d’État ou de la dĂ©sinformation. Ils manipulent l’opinion internationale avec un profond mĂ©pris pour l’intelligence des peuples et des gouvernants Ă©trangers. Ce qui se dĂ©roule actuellement, face Ă la Russie, est typique de cette suffisance et de la vision des relations internationales qui en dĂ©coule.Â
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Nous savons ce qu’il en était de l’arsenal de destruction massive de Saddam Hussein et de la « quatrième armée du monde ». Nous revoyons Colin Powell faire défiler, sans honte, à la tribune des Nations-Unies, des photos de camions censés représenter un « laboratoire mobile de recherche » irakien. Le président Chirac avait alors refusé de participer à une guerre préventive contre l’Irak ce qui avait provoqué, aux États-Unis, une flambée de haine contre la France. L’histoire est riche de ces mensonges orchestrés pour la plupart par la CIA, chaque fois pour conforter l’hégémonie des États-Unis..
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Bien qu’informĂ© de la situation rĂ©elle au Proche-Orient et de l’incongruitĂ© des accusations portĂ©es contre Bachar el Assad et indirectement contre son alliĂ© russe, M. Macron s’aligne sur Washington, sans hĂ©sitation ni murmure. Il est patent que M. Macron fait preuve d’un tropisme pro-amĂ©ricain qui lui fait oublier les intĂ©rĂŞts de la France et son rĂ´le traditionnel dans les affaires du monde. Sa manie d’émailler certains de ses propos de mots anglais n’est rien d’autre que la preuve, au quotidien, d’un asservissement, non pas seulement culturel, mais Ă©galement politique, aux États-Unis. Rappelons lui, qu’en tant que chef de l’État, il a la lourde charge de maintenir notre Nation, indĂ©pendante, en conformitĂ© avec le cours de son histoire.Â
MalgrĂ© M. Macron et les mĂ©dias occidentaux, une fois de plus, aujourd’hui, nous pouvons nous interroger sur la vĂ©racitĂ© d’une sĂ©rie d’accusations qui visent la Russie. Pourquoi le colonel SergeĂŻ Skripal, libĂ©rĂ© par Poutine et autorisĂ© Ă quitter la Russie aurait-il fait l’objet d’une tentative d’assassinat, avec sa fille, Ă la veille des Ă©lections prĂ©sidentielles russes oĂą le prĂ©sident sortant aurait plutĂ´t recherchĂ© une approbation internationale? C’est aussi prendre les services spĂ©ciaux russes pour des incapables en leur prĂŞtant une mĂ©thode d’assassinat aussi connotĂ©e et surtout de ne pas avoir rĂ©ussi l’élimination. Poutine dĂ©fend les intĂ©rĂŞts de son pays mais ne fait pas de provocation. Dans le mĂŞme ordre d’idĂ©e, s’agissant de la Goutha orientale, oĂą Bachar aurait utilisĂ© les gaz pour rĂ©duire une poche de quelques kilomètres-carrĂ©s. Lui aussi serait donc un imbĂ©cile et ses gĂ©nĂ©raux avec lui, en utilisant une arme interdite alors qu’il a partie gagnĂ©e face Ă quelques islamistes terroristes d’Al Jeich Islam? soulignons que sur un espace rĂ©duit avec des conditions mĂ©tĂ©o dĂ©favorables, le gaz ne s’arrĂŞte pas Ă la ligne de front…D’ailleurs les observateurs du Croissant rouge syrien, envoyĂ©s sur place n’ont rien vu ressemblant Ă une attaque. La Russie, bien informĂ©e sur la situation, du moins nous sommes en droit de le penser, dĂ©ment l’utilisation de gaz de combat par son alliĂ©. Jamais les conseillers russes n’auraient autorisĂ© une telle attaque…
Alors à quoi veulent en venir les États-unis en prenant, mutatis mutandis, la défense d’Al qaïda et de ses succédanés? Il semble que les États-Unis reprochent à la Russie de ne plus être l’URSS, tout en ayant réussi à redevenir une grande puissance. La Russie les gène, comme la Chine d’ailleurs, adversaire et soutien de l’Iran, certes, mais économiquement nécessaire et militairement plus dangereux à provoquer. En fait, Washington reproche à Moscou d’être le vainqueur en Syrie. Or les États-Unis n’acceptent pas de concurrence au Moyen-Orient où ils voudraient créer un vaste territoire au sein duquel ils pourraient agir à leur guise. Ils soutiennent, pour des raisons essentiellement pétrolières, l’Arabie saoudite et sont, ainsi, dans l’obligation de s’opposer à l’Iran, ennemi chiite de l’Arabie sunnite… tout en soutenant, de fait, les créatures islamistes du wahabisme. La Russie, toujours à la recherche d’une sécurité sur son flanc sud, est donc l’allié de l’Iran. Ajoutons qu’Israël, autre allié des États-Unis, où le groupe de pression juif est puissant, y compris dans l’entourage de Trump, n’est pas mécontent de voir une situation conflictuelle entre pays musulmans voisins.
Dans cette affaire oĂą les excitĂ©s sont les Occidentaux et les modĂ©rĂ©s les Russes, nous pouvons nous poser la question suivante: qui respecte les règles internationales? Trump, Macron et May qui s’apprĂŞtent Ă bombarder un État souverain, sans mandat de l’ONU, en s’appuyant – il faut oser- sur des suppositions d’atteintes aux règles de la guerre, ou Poutine qui fait tout pour Ă©viter que cette crise ne dĂ©gĂ©nère après avoir aidĂ© le pouvoir syrien Ă vaincre les terroristes islamistes? Bachar el Assad n’est certes pas irrĂ©prochable, mais c’est un Alaouite. C’est-Ă -dire qu’il appartient Ă l’ethnie que le gĂ©nĂ©ral Gouraud, du temps du mandat français, avait considĂ©rĂ©, Ă juste titre, comme seule capable de garder la cohĂ©sion de la Syrie. Un Alaouite au pouvoir ne favorise donc pas le dessein Ă©tatsunien d’une abolition des frontières nĂ©es des accords Sykes-Picot! Mais M. Macron, connaĂ®t davantage les cow-boys et Wall-street que les grands personnages de l’histoire de France. Ă€ cause de cette dĂ©rive personnelle il s’est ralliĂ© au droit du plus fort en foulant au pied le Droit international et les intĂ©rĂŞts de la France. M. Macron se trompe d’allié…
 Henri ROURE  Â
Président de la Commission Défense
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« La précondition d’une dictature n’est pas que toute l’opposition soit en prison mais que les organes de contre-pouvoir soient supprimés ». Voilà très exactement le projet d’Emmanuel Macron. À défaut de s’attaquer aux vraies questions que, comme un certain nombre de ses prédécesseurs, il préfère ignorer, le président de la République utilise les outils de la démagogie pour concentrer encore davantage son pouvoir, en même temps qu’il use d’une arme infiniment plus subtile qu’une vulgaire réforme du mode de scrutin, pour continuer à se garantir un parlement à sa botte.