Mode de scrutin et représentativité.

Mode de scrutin et représentativité.

La France des médias est trop occupée à angoisser actuellement l’opinion publique des dangers du coronavirus ; cela lui permet d’occulter les enjeux des prochaines élections régionales et départementales et, ainsi, d’éviter de faire réfléchir à des problématiques considérées à tort comme subalternes.
Ne nous faisons pas d’illusion, annoncé le 13 et 20 juin prochain, ce vote sera pollué par la proximité des élections présidentielles.
Ensuite, nous constatons qu’il n’y a pas d’interrogations dans l’opinion sur la concomitance des élections régionales et des élections départementales. Nous ne croyons pas un seul instant que ce soit par un souci d’économies qui ait conduit nos dirigeants à organiser cette confusion multiple.
Confusion de périmètre : la région, les départements.
Confusion de prérogatives… entretenue depuis les Lois Defferre et NOTRe : qui fait quoi ? Comment, dès lors, comparer bilans et projets ?
Confusion des modes de scrutin : pour la région, une proportionnelle à deux tours avec prime de 25 % à la liste arrivée en tête. Pour le département, il s’agit d’un système compliqué d’une élection double (homme/femme) avec suppléants (homme/femme), par canton, au scrutin majoritaire à deux tours.
Outre que les résultats puissent être totalement différents : la majorité de l’une étant radicalement différentes des majorités départementales (les coopérations entre les départements et la région peuvent être compliquées, voire tendues), on doit se poser la question de la représentativité qui, dans un cas, est spatiale, dans l’autre, plus… populaire. Avec un scrutin de liste à la proportionnelle (même tempéré par la prime majoritaire), on peut considérer que presque toutes les composantes de l’opinion sont représentées. Avec le scrutin départemental cantonal majoritaire sont le plus souvent exclues les tendances considérées comme plus clivantes, comme le Rassemblement national (26 % lors des dernières départementales pour une soixantaine d’élus seulement sur l’ensemble de la France et aucun département). Dans le premier cas, toutes les portions du territoire ne sont pas représentées dans la mesure où les têtes de liste, les seules à être élues, émanent le plus souvent des zones les plus peuplées. Dans le second cas – et, là, soyons très concrets, ni la France insoumise, ni le Rassemblement national et, peut-être, EELV (Les Verts) n’ont une représentation conforme à leur véritable poids électoral.
Quelles conclusions peut-on tirer de cet état de fait ?
Deux représentativités – donc deux légitimités – différentes s’annulent. L’État se régale : « Divide ut imperare », diviser pour régner… On connaît la suite.
Les deux systèmes sont imparfaits : cela n’encourage pas à la participation des électeurs.
Si l’on ajoute la confusion des prérogatives et l’émergence en plus du système concurrent des métropoles, on est loin d’une décentralisation apaisée. Est-ce voulu ?
Il y aurait peut-être des solutions (les constitutionnalistes sont imaginatifs) et c’est sans doute suggéré par la concomitance insolite que le gouvernement nous impose : que les conseillers départementaux constituent la moitié des membres du conseil régional et que l’autre moitié soit le résultat d’une proportionnelle intégrale dans chaque département. L’idée n’est pas nouvelle dans son principe. Elle pourrait l’être si l’on mettait cartes sur table (la place du département et ses prérogatives dans l’ensemble régional) et si l’on recherchait un consensus le plus démocratique possible.

Frank Buleux
Président de la commission Régions et décentralisation
Membre du Comité directeur du CNIP.

Great Reset

Great Reset

A propos de la grande réinitialisation

ou le syndrome du vélo-taxi

 

La Grande Réinitialisation, ou Great Reset, est actuellement l’objet d’une méfiance légitime mais aussi des fantasmes les plus divers, ce à quoi se prête particulièrement bien son caractère multiforme et attrape-tout. Pour essayer d’y voir plus clair, mieux vaut sans doute s’intéresser au discours le plus officiel et le plus « politiquement correct » qui soit, afin de discerner quelles peuvent être les intentions explicites et implicites de ceux qui tentent de façonner le système international sous tous ses angles. Tel est The Great Reset, livre de Klaus Schwab et Thierry Malleret, le premier des coauteurs étant Président et fondateur du World Economic Forum, ou Forum de Davos.

Cet ouvrage, qui aborde les thèmes les plus divers, apparaît tout d’abord remarquablement composite – comme l’est la question de la Grande Réinitialisation elle-même. Mais cela n’est pas non plus sans lien avec la volonté d’amalgamer différentes réalités qui n’ont véritablement rien à voir les unes avec les autres, comme en témoigne par exemple l’étonnant inventaire[1] de tout ce que la crise du coronavirus devrait changer à l’avenir. En mêlant des domaines qui ne peuvent que connaître des changements du fait de la crise sanitaire (un certain essor du numérique, l’éloignement croissant des Etats-Unis d’avec la Chine,…) et d’autres pour lesquels cela n’a rien d’évident (la politique fiscale, la recherche d’un « bien commun » mal défini,…), les auteurs créent des évidences qui ne sont que de fausses évidences. Quand ils envisagent, parmi les conséquences de la crise, l’essor des revendications relatives au changement climatique, à l’égalité des sexes (dits « genres ») et aux droits des homosexuels (dits « LGBTQ »)[2], on croit tout simplement rêver… Il semblerait qu’en procédant ainsi ils veuillent faire admettre, à la faveur des modifications inévitables qui résulteront à court et moyen terme de la crise du coronavirus, le caractère fatal et définitif de modifications de bien plus grande ampleur dans des domaines fort éloignés du domaine sanitaire. « Beaucoup d’entre nous se demandent quand les choses vont revenir à la normale. La réponse est : jamais[3] », « Cela n’arrivera pas parce que cela ne peut pas arriver[4] », assènent-ils de façon plus lapidaire encore. Or, personne ne peut affirmer de façon péremptoire que le monde d’avant le coronavirus est dissous, alors qu’il est beaucoup plus probablement mis entre parenthèses. Certes, si l’on s’acharne sur des pans entiers de l’économie, comme on le fait pour le commerce de détail et en particulier pour les métiers de la restauration, on peut en effet les détruire. Mais alors il s’agira d’un processus purement volontaire et pervers, pas d’une évolution directement due à la crise. Klaus Schwab et Thierry Malleret, s’ils ne vont pas jusqu’à se réjouir ouvertement de l’effondrement de certains secteurs et des pertes d’emplois qu’ils envisagent (86 %, 75 % et 59 % des emplois respectivement dans la restauration, le commerce de détail et le secteur des loisirs[5] ; fermeture en France et au Royaume-Uni de 75 % des restaurants qui ne sont pas liés à de grands groupes[6], comme le précisent fort opportunément les auteurs[7]), ne semblent pas s’en préoccuper beaucoup, Klaus Schwab allant jusqu’à affirmer : « La pandémie nous offre (…) une « fenêtre d’opportunité » rare mais étroite pour penser, réimaginer et réinitialiser notre monde[8] ». La virtualisation et la robotisation à outrance seraient donc un nouvel avenir radieux ?

Une impression de malaise se dégage donc à la lecture de cet ouvrage qui mêle les observations pertinentes, les constatations empreintes de bon sens tombant parfois dans les lieux communs, les propos qui veulent apparaître comme des évidences scientifiques simplement en revêtant les habits d’un style terne et froid, les affirmations péremptoires et les raisonnements forcés et biaisés – comme si, en invoquant de vrais problèmes dont ils exagèrent démesurément l’ampleur, Klaus Schwab et Thierry Malleret ambitionnaient de mettre en œuvre une refonte totale de notre mode de vie… au bénéfice de qui ? En lisant tout ceci, il est impossible de ne pas penser aux GAFAM, les nouveaux fers de lance de l’économie américaine et, plus encore, du mondialisme, qui sont les seuls véritables gagnants de la crise sanitaire. L’effondrement pur et simple de pans entiers de l’économie ne leur poserait guère de difficultés, surtout si cette ruine concernait essentiellement le commerce de détail :

– elle supprimerait une concurrence gênante, et les coûts qui en résulteraient seraient supportés par la sphère publique selon le merveilleux principe de la privatisation des profits et de la nationalisation des pertes ;

– en effet, cet effondrement, en poussant de nombreux artisans et commerçants vers le chômage (au titre duquel ils n’ont généralement droit à aucune indemnité), inciterait les Etats à créer un revenu de base universel, moins coûteux que les allocations-chômage et qui, en France, pourrait être intermédiaire entre le RSA et le SMIC, soit par exemple du niveau de l’allocation pour adultes handicapés ;

– ce pouvoir d’achat minimal ne suffirait pas pour autant aux besoins d’une grande partie des laissés-pour-compte, beaucoup étant chargés de famille ou se trouvant dans la force de l’âge. Il en résulterait la création d’une armée de tâcherons sous-payés, chargés d’emballer et de livrer les produits commercialisés par les GAFAM. L’importance des effectifs de cette main d’œuvre au rabais, fort opportunément apparue sur le marché du travail, serait défavorable aux pressions à la hausse de leurs rémunérations (qui ne seraient de toute façon pas de vrais salaires, mais des paiements à la vacation) ;

– notons que pour se soigner, ces « travailleurs réinitialisés » n’auraient aucun problème grâce à la télémédecine dont les auteurs font l’apologie[9], alors qu’elle est un exemple typique de pis-aller provisoire, mais que certains rêvent de pérenniser en tant que formule dégradée destinée aux pauvres et aux isolés. Voilà encore un merveilleux prétexte pour continuer à laisser à elle-même la France périphérique et ses équivalents dans les autres pays développés…

L’ubérisation du monde deviendrait ainsi totale.

Est-ce cela que veulent les hommes du Système international ? Ils ne le disent pas clairement, mais ils décrivent ce scénario avec une telle complaisance que l’on comprend où vont leurs intérêts et leurs préférences.

Certes, il y a des enseignements à tirer de la crise du coronavirus, et de vrais changements durables à mettre en œuvre. Seulement, ils ne sont pas les mêmes que ceux voulus par Klaus Schwab, Thierry Malleret et les GAFAM, mais bien plutôt ceux-ci :

– améliorer les processus de décision dans les situations de crise[10] ;

– réorganiser la production de façon à ne pas dépendre entièrement de l’étranger (surtout si cette dépendance s’exerce à l’égard d’un seul pays) pour des produits vitaux, tels que les équipements sanitaires ;

– faire face au problème de la dette publique en réduisant les dépenses superflues, tout en augmentant le nombre de places de réanimation et en accroissant le nombre et la rémunération des personnels hospitaliers.

Quant au télétravail, il sera probablement davantage pratiqué que par le passé, car beaucoup de salariés l’ont découvert à l’occasion de la crise sanitaire. Mais, de même que tout ce qui est robotisé ou virtuel, il trouvera ses limites dans ce fait qu’une entreprise, non plus d’ailleurs quelque organisation que ce soit, ne peut fonctionner avec efficacité sur un mode essentiellement virtuel.

Tout ceci est important, mais ne bouleversera pas le monde. Il s’agira d’ajustements et d’évolutions, non d’une révolution. On ne peut exclure que ceux qui prétendent le contraire le fassent en vue de promouvoir des buts et des intérêts spécifiques. Ils font penser à l’un des personnages du fameux film Le Viager qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, se lamentait de la faillite d’une compagnie de vélos-taxis dans laquelle il avait investi. Or ce n’est pas ainsi que marche le monde : quand la jambe est guérie la béquille retourne au placard et, après la crise sanitaire, les gens reviendront à la vraie vie. Avec tout de même un problème, et de taille : ceux qui prétendent aujourd’hui le contraire ont, hélas, beaucoup plus de moyens de pression que le pauvre homme aux vélos-taxis.

Jean-Paul TISSERAND

 

[1] COVID-19 : The Great Reset, p. 16.

[2] Ibid., p. 78.

[3] Ibid., p. 11.

[4] Ibid., p. 131.

[5] Ibid., p. 119.

[6] C’est l’auteur du présent texte qui souligne.

[7] Ibid., p. 146.

[8] Ibid., p. 185.

[9] Ibid., p. 118-119.

[10] Cf. Sécurité nationale : faire face aux crises d’ampleur nationale – CNIP

Un virage est pris pour le dépistage de la COVID !

Un virage est pris pour le dépistage de la COVID !

Tous les médecins peuvent par eux-mêmes en 15 minutes savoir si leur malade est porteur ou non du virus !

Le dépistage des porteurs sains de la Covid est essentiel. Les tests virologiques RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé sont pratiqués surtout par les anxieux qui inondent les laboratoires ( taux de positivité de 2 % à 20 % ) bien que ces tests soient contraignants et les résultats obtenus jusqu’à 15 jours après… La réalisation massive de tests virologiques RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé est impossible et ses résultats trop tardifs pour juguler l’épidémie, donc cette technique était inutile pour dépister et isoler les porteurs du virus.

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Attentat de Nice : réaction de S Buffetaut

Attentat de Nice : réaction de S Buffetaut

 

A nouveau, Jeudi 29 octobre au matin, en la basilique Notre Dame de l’Assomption de Nice, un fanatique musulman a décapité une femme, égorgé le sacristain et blessé à mort une mère de famille qui, avant de mourir, a pu demander aux personnes qui la secouraient « dites à mes enfants que je les aime ». Nos pensées et nos prières vont aux victimes de cet acte ignoble et à leurs familles. Ce nouvel attentat endeuille les catholiques et la France entière.

Dix jours après la décapitation en pleine rue du professeur Samuel Patty, cet acte immonde démontre, si besoin était, que l’islamisme est en guerre avec notre civilisation et s’en prend à ce qui la symbolise : l’école, la chrétienté. Partout dans le monde musulman circulent des appels au meurtre à l’égard du Président de la République. De façon dérisoire celui-ci avait déclaré lors de l’attentat de Conflans Sainte Honorine « ils ne passeront pas ». A l’évidence ils sont là.

Lorsque, ce matin, M. Castex a déclaré :  « la réponse du Gouvernement sera ferme, implacable et immédiate » avait-il conscience du ridicule de cette rodomontade. Les attentats ne cessent de se répéter ayant tous pour origine les islamistes. Si le Gouvernement se glorifie de supprimer sans peine les libertés les plus fondamentales ne nos concitoyens pour lutter contre la pandémie de COVID 19, il se révèle absolument incapable d’expulser les prédicateurs islamistes haineux.

Puisque ce Gouvernement semble faire du principe de précaution l’inspiration ultime de sa politique, que ne l’applique-t-il pas à l’égard des islamistes ? Pourquoi ne pas expulser immédiatement les fichés S. La loi ne le permet pas aujourd’hui et bien changeons la loi et déclarons l’état d’urgence sécuritaire.

Nous payons aujourd’hui des décennies d’incurie politique de droite et de gauche en matière d’immigration, de déni à l’égard de l’islam radical, de lâcheté lamentable. Prenons garde, si l’Etat persiste à se montrer incapable de défendre les Français contre le fanatisme musulman ils finiront par se faire justice eux-mêmes.

Les déclarations solennelles, les bougies, les bouquets de fleurs sont dérisoires. Les discours d’un Président mû en ordonnateur des pompes funèbres nationales sont de plus en plus insupportables. Ce que les Français attendent, ce sont des actes fermes et forts.

 

Stéphane Buffetaut

Secrétaire départemental du CNIP

1er maire adjoint d’Apremont

Ancien député européen

Discours de Robert Ménard en hommage à Samuel Paty

Discours de Robert Ménard en hommage à Samuel Paty

Nous avons décidé de publier l’intégralité du discours du Maire de Béziers. Des mots justes et une communauté de pensée totale avec Robert Ménard nous ont poussé à cette mise en ligne.

 

Mesdames, Messieurs,

Mes chers compatriotes,

Avant toute chose, je vous propose d’observer une minute de silence en mémoire de Samuel Paty et en soutien, en respect et en amitié pour sa famille et pour ses proches.

La tête tranchée. Un professeur d’histoire a eu la tête tranchée, en France, en 2020, parce qu’il a fait son travail. Parce qu’il a expliqué à ses élèves ce qu’est la liberté d’expression. La tête tranchée par un islamiste tchétchène qui bénéficiait du statut de réfugié, c’est-à-dire de la protection de la France !

Stupéfaits, nous l’avons tous été, vous comme moi, devant cette nouvelle, devant ce mot terrible, une « décapitation », surgie à la une de l’actualité, vendredi dernier. Cela, à quelques kilomètres de Paris, l’horreur à la sortie des classes.

Vendredi dernier, nous avons franchi un nouveau cap, une plongée dans l’obscurantisme. Vendredi dernier, un enseignant est devenu un martyr de la France.

J’ai envie de vous dire que rien ne sera plus comme avant, que rien ne doit plus être comme avant. Que nous devons nous réveiller ! Qu’il est vital pour notre pays que nous nous réveillions. Mais, comme vous, j’ai un peu de mémoire. Comme vous, je me souviens qu’on a égorgé un prêtre dans son église et qu’alors, déjà, nous avions eu les mêmes mots, les mêmes indignations. Et puis, rien. Nous continuons à avancer, tels des somnambules, vers un précipice.

Aujourd’hui, en France, vivent sur notre sol des barbares, des monstres, les pires des ayatollahs. Des dizaines sont déjà passés à l’acte. D’autres poursuivront cette macabre entreprise, au nom d’Allah.

Depuis plus de 40 ans, nous sommes anesthésiés par l’aveuglement, les mensonges, les lâchetés. Sous nos yeux, des enfants sont massacrés à bout portant dans leur école parce que juifs. Des policiers sont attaqués à longueur d’année, deux d’entre eux suppliciés devant leur propre fils. Des journalistes sont exécutés pour avoir dessiné Mahomet. Des jeunes filles sont égorgées dans une gare. Des familles sont écrasées alors qu’elles assistaient au feu d’artifice du 14 juillet. Toute une jeunesse est fauchée pendant un concert de rock. Un gendarme décide de se sacrifier pour sauver ses prochains. Les meilleurs de nos militaires sont abattus aux confins des montagnes afghanes et au Sahel…

Des centaines de vies anéanties, des centaines de familles détruites. Des années d’horreur, de drames, de larmes.

Contre cet enfer, que fait notre pays ? Un carnaval de bougies, de peluches, de fleurs, de dessins, de belles et solennelles déclarations, de chartes de la laïcité et des « valeurs de la République » ânonnées jusqu’à l’étourdissement.

Face à cette pantomime hallucinée, ils sont des milliers à avoir d’ores et déjà déclaré la guerre à notre pays, à notre nation, à notre civilisation. Un État dans l’État ! Ils sont des centaines de milliers à dire qu’ils ne veulent pas de notre mode de vie. Arrêtons d’être étonnés. Il suffit de les écouter, de lire les enquêtes les concernant, de ne plus fermer les yeux sur leur menace grandissante : 74 % des Français musulmans de moins de 25 ans – les trois quarts – affirment placer l’islam avant la République ! Petit à petit, jour après jour, le totalitarisme islamiste impose sa loi, ses règles et ses interdits, jalousement protégés par ceux qui imposent, qui nous imposent… le vivre ensemble. Vivre-ensemble, la tête séparée du corps ? Vivre-ensemble quand, déjà, 40 % des enseignants reconnaissent qu’ils s’autocensurent sur certains sujets face à leurs élèves. On n’a pas de mal à imaginer lesquels…

Tout cela, je le refuse. Je dis non. Je ne veux pas me soumettre !

Aujourd’hui, ici, j’accuse, oui j’accuse ceux qui, au nom de la tolérance, cèdent et lâchent sur tout : le voile islamique, les activités non-mixtes, les repas de substitution, les mosquées radicales.

J’accuse ceux qui, prétextant le risque de « diviser les Français » – commode alibi pour tous les renoncements -, refusent de prendre les mesures qui s’imposent.

J’accuse ces élites qui se compromettent avec le séparatisme qui infeste les rues de nos villes, les terrasses de nos cafés, les commerces communautaires.

J’accuse ceux qui disent « Je suis Charlie mais… ». Mais quoi ?

J’accuse ceux qui, sur les plateaux télé ou dans les partis politiques, refusent tout débat, toute discussion sur l’islam, sur l’immigration, sur le mode de vie et sur notre identité au nom du « pas d’amalgame ».

J’accuse ceux des musulmans de France qui excusent les terroristes ou qui refusent de condamner leur barbarie.

J’accuse ceux qui hurlent au racisme systémique et à l’islamophobie chaque fois que l’on fait mine de résister aux fatwas des fous de Dieu.

J’accuse ces élus collabos qui consentent à sacrifier la France, prêts à toutes les compromissions pour gagner quelques voix lors d’une élection.

J’accuse les lâches qui ferment les yeux devant l’évidence, qui refusent de dire la réalité et d’utiliser les bons mots, les vrais mots.

J’accuse tous ces politiciens et ces éditorialistes qui, depuis plus de 40 ans, se mentent et nous mentent.

J’accuse tous ceux qui choisissent la lâcheté et la soumission au détriment du courage et de la résistance.

J’accuse ceux qui laissent la France devenir un enfer, une terre de décapitation.

J’appelle nos dirigeants à ne rien céder sur la liberté d’expression. Sur cette liberté de la presse que, durant plus de 20 ans à la tête de Reporters sans frontières, j’ai défendue avec mes confrères en France comme partout dans le monde. Aujourd’hui, ces caricatures sont devenues l’étendard de nos libertés.

J’appelle nos dirigeants à stopper l’immigration de masse, véritable terreau de l’islamisme politique, à déclarer la guerre – la vraie – au salafisme, à expulser la totalité des imams radicaux, à interdire le voile dans l’ensemble de l’espace public.

Cette barbarie ne s’arrêtera pas. Il faut lui déclarer la guerre. Et on ne fait pas la guerre à coups de marches blanches et de pancartes. L’heure n’est plus à l’indignation, l’heure est au combat.

Vive la liberté d’expression ! Vive la liberté ! Vive la France combattante !

Rien n’est vraiment anecdotique (par Henri Roure)

Rien n’est vraiment anecdotique (par Henri Roure)

 

Ma mère, âgée de près de 98 ans, ancienne directrice d’école et veuve d’un officier de tirailleurs algériens et marocains, mon père, m’a téléphoné, scandalisée. Sa femme de ménage, Yamina, travaillant chez elle depuis de nombreuses années, et par ailleurs femme dévouée, lui a dit, à propos de la décapitation de Samuel Paty, que c’était là l’oeuvre des Tchétchènes et aucunement celle des « Arabes ». L’islam n’avait rien à voir dans cette affaire. Ma mère, toujours alerte intellectuellement, lui a répondu qu’en disant ça, elle se désolidarisait de l’ouma, la communauté islamique, car il s’agissait bien d’un musulman, proclamant agir au nom de l’islam, arabe ou pas. La conversation risquant de tourner en sa défaveur, Yamina en est venue à affirmer qu’à l’époque des Français, en Algérie, les musulmans mangeaient des rats et qu’il était normal qu’ils exigent une compensation. Je vous laisse imaginer la réponse cinglante de ma mère qui a passé une grande partie de sa vie d’enseignante à instruire les petits musulmans et qui, à la fin de chaque scolarité, était couverte de cadeaux de la part des parents. Autre époque… Je précise que ma mère interdit à sa femme de ménage de porter le moindre signe religieux lorsqu’elle arrive à la maison.

Ajouté à plusieurs faits de ce type, également avérés, cette inquiétante anecdote m’amène, une fois encore, à affirmer fortement la gravité de la situation. Il existe réellement une communauté nombreuse sur le sol de notre pays, vivant à côté de la nation, profitant et abusant de ses bienfaits, tout en la combattant. Elle n’a aucune vocation à s’intégrer. En revanche elle a reçu la mission collective, selon le coran, de convertir ou d’éliminer les infidèles. Grossie par l’émigration illégale et encouragée par les reculades du pouvoir, elle devient chaque jour plus dangereuse pour notre pays. J’ajoute que les petites gens, sans grande culture religieuse, aisément manipulables, sont infiniment utiles pour les responsables de cette communauté. Ces personnes doivent constituer la masse de manoeuvre de l’islam en France. Il faut les endoctriner avec les mensonges les plus éhontés. Ils feront partie de la panoplie prête pour engager l’action déterminante. Un camarade pour décrire la situation, évoquait fort justement, le jeu de go qui consiste à grignoter toutes les positions de l’adversaire en construisant des territoires; les pions encerclés devenant des « prisonniers ». Ouvrons les yeux, tout est bon pour nous subjuguer. La taquiya, c’est à dire le mensonge légal, les contre-vérités, le larmoiement, la recherche d’alliés, les exactions de tous ordres, l’entrisme avec la pénétration des administrations, la lente occupation de zones de vie et d’activité et bien sûr les trafics et les attentats.

Malheureusement cette attitude est confortée par l’état d’esprit de responsables français du plus haut niveau. On ne peut pas affirmer, en Algérie, terre romanisée convertie à l’islam par le glaive d’Okba, que la « colonisation a été un crime contre l’humanité » ou désigner un fanatique de la « cause » algérienne, pour co-écrire l’histoire de l’Algérie, sans qu’il y ait des conséquences. Les musulmans originaires d’Afrique du nord, sont ainsi légitimés à demander réparation et quand celle-ci ne vient pas, le vide appelle à une vengeance étayée par les sourates les plus anti juives et chrétiennes du coran. J’ajouterai que toutes les concessions faites aux musulmans, des rayons halals des supermarchés, à l’enseignement de l’arabe dès le primaire par des professeurs tunisiens, en passant par la tolérance de règles différentes des nôtres dans certaines banlieues et bien d’autres faiblesses, ne font que conforter l’esprit de conquête des agitateurs musulmans.  

Je crains qu’une fois l’émoi actuel retombé et les discours archivés, le malheureux Samuel Paty, à l’instar du colonel Beltrame ou du père Hamel ou des victimes de tous les attentats, ne soit plus qu’un martyr dont on se contentera de donner le nom à quelque rue ou établissement ou de le graver sur une plaque commémorative. La guerre d’Algérie a commencé avec l’assassinat dans les gorges de Thiganimine, le 1er novembre 1954 de l’instituteur Guy Monnerot dont l’épouse survivra à l’attaque. Il y aura 66 ans dans quelques jours. Aujourd’hui, il s’agit aussi d’un enseignant…

Il est désormais question de courage. La guerre qui s’ouvre, comme toutes les guerres, n’accepte pas les tièdes. Alors il est grand temps que nos dirigeants prennent la mesure des choses, admettent que les circonstances ne sont plus au ronron politique, aux tentatives de dédouanement, aux concessions, au verbiage et à la manipulation de l’opinion, mais à la lutte et au combat. Les faits sont probants. L’islam a repris sa guerre contre le monde chrétien – désolé pour les athées et les laïcards mais aux yeux des musulmans ils sont dans le lot – et le premier objectif est bien la France. 

 

Henri ROURE

Secrétaire national en charge de la défense

Henri ROURE

COVID-19 : Macron entre bonneteau et roulette russe.

COVID-19 : Macron entre bonneteau et roulette russe.


COVID-19 : Macron entre bonneteau et roulette russe.

L’intervention télévisée d’Emmanuel Macron au soir du mercredi 14 octobre se voulait rigoureuse, décidée et empreinte de la solennité qui sied aux jours difficiles. Elle ne fut qu’évanescente, décousue et hasardeuse, habitée par cette étrange confusion qui depuis huit mois, de la pénurie de masques à l’incohérence stratégique du dépistage ou du traçage, est la marque sigillaire du traitement de la crise sanitaire par l’Exécutif.

Entre l’autoritarisme, les hésitations et l’absence d’anticipation qu’ils constatent amèrement, les Français ressentent au plus profond d’eux mêmes l’indécision d’un pouvoir sans boussole et sans autre référence que les avis contradictoires de ce gouvernement des médecins qu’est devenu le conseil scientifique.

Il serait irresponsable de nier la réalité de l’épidémie. La combattre est une nécessité et un devoir d’Etat. Avec les armes de la médecine et de la recherche mais aussi celles de toutes les ressources de la puissance publique. Mais pas au prix des libertés des Français. Ni au détriment de notre vitalité économique. Pas plus qu’au risque d’une tragédie sociale.

Instituer le couvre-feu pour six semaines dans neuf métropoles — en attendant sans doute d’autres et en dépit de la puissance symbolique que revêt ce terme pour les plus anciens — ce après un long confinement général, c’est condamner à mort des dizaines de milliers de restaurants, de bars, de commerces de cinémas, de théâtres. Fermer les salles de sport c’est détruire des milliers d’emplois. Contraindre les entreprises à avoir recours au chômage partiel et à la réduction de leurs activités, c’est décider de la disparition de nombre d’entre elles et ouvrir la voie au tsunami fiscal qui, quoi que dise Bercy, déferlera un jour ou l’autre pour assurer le remboursement des dettes.

Que dire, enfin, des contraintes dignes de la Roumanie de Ceausescu que doivent subir les familles françaises à qui l’on demande de réduire drastiquement les réunions privées?

Tout cela au nom de la nécessité qui oblige, l’incurie et l’imprévision des pouvoirs publics ayant conduit notre système hospitalier à la situation de tiers-mondisation dramatique que l’on sait.

On ne joue pas au bonneteau avec la santé des Français. Mais le gouvernement ne peut pas non plus durablement faire tourner le barillet de la roulette russe sur la tempe de notre économie et le cœur de nos libertés.

Pierre-Antoine Kervern.