Election de Laurent Wauquiez à la présidence des Républicains

Wauquiez aura-t-il le courage à l’aune de ses promesses ? 

Le CNIP, par la voix de son Président, M Bruno North, se félicite de l’élection de Laurent Wauquiez à la Présidence des Républicains.

« Cette désignation sans surprise de Laurent Wauquiez sera-t-elle l’occasion d’une recomposition de l’échiquier politique ou l’accélération de la décomposition de la droite due à la mollesse des choix qui ont souvent caractérisé l’UMP puis LR ? », s’interroge M Bruno North, Président du CNIP.

« Si les électeurs ont souvent cru aux promesses électorales, ils exigent désormais la fin des ambiguïtés.

La victoire d’Emmanuel Macron en mai dernier et l’approche du scrutin européen imposent – qu’on le veuille ou non – une nouvelle donne et une nouvelle lecture de la politique nationale. 

En regroupant dans le Gouvernement ou à travers le soutien plus ou moins marqué à son action les européistes et les mondialistes, le PS, le Modem, LR et LREM, ces derniers ont fini de désespérer les Français. 

Rappelons que si M. Macron a gagné il n’a pourtant pas convaincu la majorité absolue des électeurs, ils ne lui ont pas donné de blanc seing.

Il en va de même pour la désignation de M. Wauquiez dont le « plébiscite » n’a intéressé que 40% des adhérents. Ce scrutin résonne donc comme l’élection de M. Macron : tout reste à faire, à prouver, les actes courageux doivent répondre aux promesses de campagne et plans de communication coûteux.

Les centristes, de gauche comme de droite, appliquent fondamentalement la même politique de soumission à Bruxelles depuis trente ans. Ils partagent les mêmes choix économiques et politiques, et en assument de fait les mêmes conséquences » indique-t-il.

« Convaincu par la nécessité de la construction européenne, mais non Européiste béats, j’avais lors du concours du CNIP à la primaire de la Droite et du Centre attiré l’attention de Nicolas Sarkozy sur le fait qu’une victoire espérée ne saurait pour autant transformer la droite en une sorte de gloubi-boulga ou se mêleraient de façon indifférenciée le mouvement des centristes fédéralistes européens et des gaullistes attachés à une certaine souveraineté nationale.

 

C’est notamment cette raison qui avait motivée l’indépendance du CNIP lors de la création de l’UMP ; si d’aucuns disent de M. Raffarin qu’il aurait troqué les convictions des centristes pour l’Hôtel de Matignon, souffrez qu’à droite, d’autres comme les adhérents du CNIP aient des convictions plus chevillées au corps », explique-t-il

« Aujourd’hui, les patriotes et les gaullistes, ne sont pas les seuls à entendre, et comprendre, la colère du peuple et notamment du monde rural. C’est dans cette ligne que s’inscrit le CNIP, un point de convergence catalyseur, espérons le, d’une recomposition partisane. 

C’est en effet l’occasion historique de recomposer la droite, et au delà de cela, de rassembler notamment tous les patriotes. 

Comme Nicolas Dupont-Aignan, je reste persuadé que la balle est désormais dans le camp de Laurent Wauquiez qui devra choisir entre :

– Rester enfermé dans le politiquement correct en constatant le désintérêt jusqu’à ses propres adhérents non pas de son discours mais de ses actes ;

– Avoir l’audace d’élargir, non pas à ceux qui à gauche désormais l’ont trahi comme les Juppéistes, mais à droite autour des valeurs chères aux patriotes et proposer une alternative capable de redresser notre pays » ajoute-t-il.

 

« M. Wauquiez a sans cesse dit à ses militants être courageux, il ne lui reste plus qu’à le prouver devant la France et les Français », conclut Bruno North, Président du CNIP.