Réformons l’ordonnance de 1945 et supprimons les remises de peine

 

Le CNIP défend la réforme de l’ordonnance de 1945 relative à l’enfance délinquante et plaide pour la suppression des remises de peine.

« La gravité des crimes et des délits aujourd’hui perpétrés par des mineurs n’a plus grand-chose en commun avec la délinquance de l’après-guerre. La justice des mineurs avait été conçue comme une justice d’exception dans l’intérêt même des jeunes justiciables » déclare le Président du CNIP et député-maire de Cholet, Gilles Bourdouleix.

« Le suivi du meurtrier de la jeune Agnès marque un manque d’efficacité tant au niveau de l’administration judicaire, du médical, des organismes sociaux… J’ajoute que ce garçon, eu égard à ses antécédents n’avait pas sa place « libre » dans le milieu scolaire » indique-t-il.

« La pornographie sur Internet favorise également le développement de la violence sexuelle chez les adolescents qui peuvent en déduire que les pratiques et les comportements sexuels présentés sur Internet sont la norme » ajoute-il.

Comme la majorité des agresseurs sexuels, il ne sera que très difficilement réinsérable dans la société. Le CNIP plaide pour la suppression des remises de peine – et notamment le mécanisme « crédit de réduction de peine » – pour les détenus condamnés pour des faits graves et qui se trouvent en situation de récidive.